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Bramois, rencontre du 18 juin 2026

Quid de la passerelle de mobilité douce à côté du vieux pont ? La passerelle provisoire a plus que fait son temps.
La passerelle de mobilité douce constitue un maillon essentiel pour l’accès au vieux village de Bramois. Elle permet notamment d’offrir une liaison plus sûre pour les piétons et les cyclistes que le franchissement du vieux pont en pierre sur la Borgne, dont la configuration ne répond plus pleinement aux exigences actuelles en matière de sécurité. Afin de doter ce site d’un ouvrage durable et de qualité, la Ville de Sion a lancé un mandat d’études parallèles visant à concevoir une nouvelle passerelle. L’objectif est de réaliser un aménagement qui s’intègre harmonieusement dans son environnement tout en respectant et en mettant en valeur le caractère patrimonial du pont historique. Le projet retenu par le jury sera présenté à la population à la fin de l’année 2026. Sa mise à l’enquête publique est prévue en 2027 et, sous réserve du bon déroulement de la procédure, les travaux pourraient débuter la même année.

 

Existe-t-il une possibilité de placer un banc pour les promeneurs à peu près à mi-chemin du chemin de Sion.
Oui, l’emplacement souhaité sera transmis au service Urbanisme et Mobilité qui va étudier sa possible réalisation.

 

Où en est le projet de sécurisation de la Borgne ? Quelques maisons avaient été sinistrées lors des inondations de l’été 2024.
Un projet de sécurisation sera mis à l’enquête prochainement. La municipalité espère qu’il puisse avancer au plus vite car le risque est réel. Des simulations ont été réalisées avec l’EPFL. Pour mémoire, la dernière mise à l’enquête en 2008 avait généré plus de 130 oppositions. Nous espérons qu’il n’en sera pas de même cette fois pour que les mesures puissent être réalisées.

 

Est-il possible de créer une maison de quartier à Bramois, par exemple dans l’ancienne maison bourgeoisiale ou dans un autre bâtiment ?
Bramois dispose déjà d’une maison de quartier au Mas de la Borgne. En ce qui concerne l’ancienne maison bourgeoisiale, des discussions sont en cours.  

 

Serait-il possible d’avoir une carte de déchetterie par personne (adulte) et non pas une par famille ?
Les cartes de déchetterie permettent d’accéder aux installations communales et donnent droit à un quota annuel gratuit d’une tonne de déchets. Elles sont actuellement attribuées gratuitement à chaque ménage inscrit au contrôle des habitants. L’octroi d’une carte à chaque adulte impliquerait une adaptation du système actuel afin de garantir une répartition équitable des droits de dépôt. Une telle évolution nécessiterait notamment de revoir les quotas individuels et de tenir compte des différentes compositions de ménages, y compris des colocations, qui sont considérées comme des ménages à part entière. Par ailleurs, la multiplication du nombre de cartes engendrerait des coûts supplémentaires de gestion et de production. Dans ce contexte, la Ville privilégie le maintien du dispositif actuel, qui permet de garantir un accès simple et équitable aux prestations de la déchetterie.

 

Que faire des déchets plastiques ? pourquoi ne le récupère-t-on pas ?
La valorisation des plastiques (PET, PE, PP, etc.) est un enjeu important, mais leur recyclage demeure complexe. À l’heure actuelle, les filières de collecte se développent progressivement en Suisse, alors qu’aucune installation de recyclage des plastiques ménagers n’est encore opérationnelle sur le territoire national. Les plastiques collectés sont généralement acheminés à l’étranger pour y être traités, ce qui génère des transports supplémentaires et complexifie la traçabilité complète de leur valorisation. Dans ce contexte, la Ville de Sion privilégie aujourd’hui une valorisation énergétique locale par l’intermédiaire de l’usine d’ENEVI, dont la production alimente notamment le réseau de chauffage à distance. Une évolution importante interviendra toutefois dès le 1er août 2026. En application de nouvelles dispositions légales, les commerces qui vendent des emballages plastiques devront également les reprendre. Cette mesure favorisera le développement de filières de collecte contrôlées et contribuera à améliorer les possibilités de recyclage, à l’image de ce qui existe déjà pour le PET.

 

Des sacs poubelles non taxés sont régulièrement déposés près des moloks. La Ville peut-elle intervenir ?
La Ville de Sion intervient systématiquement et dans les délais les plus courts possibles lorsque des sacs-poubelle sont déposés à côté des points de collecte afin de préserver la propreté de l’espace public et d’éviter les nuisances. Parallèlement, des agents assermentés effectuent des contrôles afin d’identifier les auteurs de ces dépôts illicites. Lorsque des éléments probants sont découverts, des procédures de dénonciation et de sanction sont engagées conformément à la réglementation en vigueur.
 

Pourquoi les Ecopoints ne collectent-ils pas le PET ?
Le recyclage du PET exige une qualité de tri particulièrement élevée. La présence de bouteilles en plastique d’un autre type (PE, PP, autre) ou d’autres déchets suffit à compromettre le recyclage de l’ensemble du lot collecté. Les écopoints étant des installations en libre accès et non surveillées, ils présentent un risque important de contamination des matériaux récoltés. Pour cette raison, la Ville de Sion applique les recommandations de PET-Recycling Suisse et privilégie la collecte dans les commerces. Les magasins qui commercialisent des boissons en bouteilles PET ont l’obligation de reprendre ce matériau. Cette filière garantit une excellente qualité de tri et permet un recyclage efficace de la matière collectée.

 

Pourquoi les bennes de collecte des encombrants ne sont-elles plus déployées au printemps, ce qui était très pratique ?
Les bennes à encombrants ont longtemps rendu de précieux services à la population. Toutefois, elles ont progressivement engendré des problèmes récurrents de propreté et de sécurité. Certaines personnes, indépendamment de leur statut social, fouillaient en effet leur contenu durant la nuit à la recherche d’objets réutilisables, dispersant fréquemment les déchets aux alentours. Cette situation nécessitait des interventions de nettoyage importantes et entraînait des nuisances pour le voisinage. Afin de maintenir une prestation de qualité tout en limitant ces désagréments, la Ville a remplacé ce dispositif par un service gratuit de collecte à domicile. Sur présentation de la carte de déchetterie, les encombrants peuvent être pris en charge sur rendez-vous en contactant le 027 322 10 11 le lundi matin entre 7 h 30 et 11 h 30.

 

La déchetterie pourrait-elle recevoir les objets destinés à une deuxième vie ? Les associations ne les prennent plus, alors qu’ils pourraient servir à d’autres personnes.
La Ville de Sion soutient activement les démarches favorisant le réemploi et l’allongement de la durée de vie des objets. À ce titre, elle est partenaire du Repair Café de Sion, qui permet de réparer de nombreux équipements plutôt que de les éliminer prématurément. Elle collabore également avec plusieurs acteurs spécialisés dans le réemploi, notamment la Ressourcerie de l’Archipel et Emmaüs Valais. Ces structures disposent des compétences et des infrastructures nécessaires pour collecter, trier et redistribuer les objets encore utilisables. Les informations relatives à ces différentes possibilités sont disponibles dans le calendrier officiel de ramassage des déchets.

 

Le prix demandé pour la vignette de collecte des déchets verts est excessif. La Ville va-t-elle le revoir à la baisse ?
La participation financière demandée aux utilisateurs couvre environ 20% du coût réel du service de collecte des déchets verts. La majeure partie des frais demeure ainsi prise en charge par la collectivité. La Ville considère que cette contribution reste raisonnable au regard des prestations offertes, qui comprennent une collecte régulière à domicile et une valorisation locale des matières organiques. Il s’agit par ailleurs d’un service particulièrement développé, dont peu de communes valaisannes ou même suisses proposent un niveau de prestations comparable.

 

Le système Gastrovert pour la collecte des déchets de cuisine n’est pas très performant.
Le dispositif GastroVert a permis de récolter plus de 800 tonnes de déchets de cuisine en 2025, contribuant ainsi à réduire significativement la quantité de matières organiques destinées à l’incinération. Afin de garantir de bonnes conditions d’utilisation, les conteneurs sont nettoyés à chaque vidange et les déchets collectés sont valorisés localement. Ce système complète utilement la collecte des déchets verts et participe au développement d’une gestion plus durable des ressources. La Ville de Sion et ENEVI suivent attentivement le fonctionnement du réseau. Les emplacements sont régulièrement réévalués en fonction des besoins de la population et des interventions sont réalisées afin de limiter les débordements ou les éventuelles pannes des équipements.

 

Est-il possible de continuer le pavage de la rue du Pranoé (extension vers le Sud de la rue du Vieux-Village) ?
La politique d’aménagement de la Ville de Sion vise à préserver et à mettre en valeur le caractère patrimonial de ses centres historiques. Dans cette perspective, le Conseil municipal a progressivement développé un concept de pavage des espaces publics situés au cœur de la Vieille Ville ainsi que dans les anciens villages et hameaux de la commune. Le secteur du Vieux-Village de Bramois s’inscrit pleinement dans cette démarche. Plusieurs rues, ruelles et places ont ainsi déjà bénéficié d’un aménagement en pavés, notamment la rue du Vieux-Village, la rue de la Cure, la place de la Cure ou encore la rue de la Manufacture. Dans ce cadre, un premier tronçon d’environ 15 mètres de la rue de Pranoé a été pavé lors des travaux réalisés sur la rue du Vieux-Village. Selon les principes d’aménagement retenus, le pavage pourrait être prolongé jusqu’au carrefour formé avec la rue des Artisans. Au-delà de ce point, aucun aménagement de ce type n’est envisagé, conformément à la délimitation du périmètre du Vieux-Village définie par le plan de zones. Avant toute intervention, il sera toutefois nécessaire de planifier l’assainissement des conduites industrielles ainsi que des infrastructures liées au réseau d’évacuation des eaux (PGEE et collecteurs). Une fois les études techniques réalisées et les coûts établis, le projet pourra être soumis aux instances compétentes en vue de son inscription au budget communal. Dans le scénario le plus favorable, ce dossier pourrait être présenté au cours de l’année prochaine. Sous réserve de l’obtention des autorisations nécessaires et de l’approbation des crédits requis, les travaux pourraient être réalisés à l’horizon 2030.

Pourquoi le parking des Echutes est-il devenu payant ?
Dans un contexte de forte expansion du pôle Santé au cours des prochains mois, avec l’ouverture du nouvel hôpital et du campus Santé Social, la pression sur le parking des Echutes va s’intensifier. Afin de préserver des capacités de stationnement suffisantes et de permettre à cet équipement de continuer à remplir pleinement sa fonction de parking-relais, l’introduction d’une tarification s’avère nécessaire. L’usage P+R - à savoir le stationnement des pendulaires en périphérie de ville avant d’effectuer le dernier kilomètre en transports publics ou à vélo - sera favorisé par la mise en place d’avantages destinés aux abonnés annuels, sous la forme de bons à faire valoir auprès des transports publics, de la vélostation des Marèches ou du service PubliBike Velospot. Le stationnement ponctuel reste attractif : les 90 premières minutes sont gratuites, puis le tarif est fixé à CHF 1.- par heure, avec un plafond journalier de CHF 5.-. Le parking restera gratuit le weekend.